(Tiré de Info-tabac no 69, juillet 2007)
(Brèves, en page 16 du bulletin imprimé)Cancer du poumon
À la mi-avril, la Société canadienne du cancer dévoilait les statistiques annuelles sur cette maladie. Elle estime qu’en 2007, 41 000 nouveaux cas seront découverts au Québec ; le cancer y tuera 19 500 personnes (soit plus de 50 par jour). À lui seul, celui du poumon, attribuable au tabagisme dans 85 % des cas, emportera 3 600 Québécois et 2 600 Québécoises. Fait nouveau : les femmes de 20 à 44 ans sont plus nombreuses que les hommes du même âge à recevoir un diagnostic de cancer du poumon et à succomber à la maladie.
Par ailleurs, la Société offre une nouvelle affichette
favorisant les résidences sans fumée. Tenant par une ventouse se plaçant sur une
fenêtre, l’enseigne indique « Oui à l’air pur » au recto et « Non à la
fumée », au verso. En plus de protéger les non-fumeurs, l’initiative
encourage les fumeurs à réduire leur consommation. Les intervenants peuvent en
obtenir, pour distribution gratuite, au 1-888-939-3333.
Les taxes montent en Alberta
Depuis le 20 avril, les fumeurs albertains paient 5 $ de plus par cartouche de 200 cigarettes – ce qui équivaut à environ 0,63 $ par paquet de 25 – afin de combler leur dépendance à la nicotine. Pour le gouvernement, qui en a fait l’annonce lors du dévoilement de son budget, cette taxe dissuasive sur les produits du tabac (la première depuis mars 2002) rapportera 90 millions $ supplémentaires par an.
Persuadé que le prix élevé est le meilleur moyen de décourager l’usage du tabac, le directeur d’Action on Smoking and Health, Les Hagen, espère que cette mesure contribuera à réduire le tabagisme juvénile. Selon l’Enquête de surveillance de l’usage du tabac au Canada (hiver 2006), on compterait 20 % de fumeurs parmi les jeunes albertains de 15 à 19 ans.
La province n’est pas la seule à avoir augmenté ses taxes sur le tabac dernièrement. La Nouvelle-Écosse a haussé le tribut que les fumeurs doivent débourser pour acquérir 200 cigarettes de 2 $.
De toutes les régions canadiennes, c’est au Nunavut que les taxes sur le tabac sont les plus élevées et au Québec qu’elles sont les plus basses.
Inflammabilité : l'expertise canadienne
À la demande de la European Respiratory Society, le directeur du bureau québécois de l’Association pour les droits des non-fumeurs, François Damphousse, s’est récemment rendu à Bruxelles (Belgique) pour témoigner, devant une trentaine de membres du Parlement européen et d’organismes de santé, de l’expérience canadienne en matière de cigarettes à inflammabilité réduite.
Bien qu’il n’existe pas de cigarettes qui soient entièrement ignifuges et que le fait de ne pas fumer à l’intérieur de son domicile constitue le meilleur moyen d’éviter les incendies imputables au tabagisme, la rencontre s’est soldée par une meilleure compréhension des enjeux de la part des élus et des différents groupes présents.
Rappelons que depuis octobre 2005, les produits du tabac vendus au Canada doivent respecter une norme d’inflammabilité qui les rend moins susceptibles de provoquer des incendies. Six États américains disposent également de lois ou de règlements sur le potentiel d’allumage des cigarettes.