(Tiré de Info-tabac no 6, avril 1997)
Une travailleuse sociale qui a subi une crise d'asthme après s'être
rendue dans le bureau enfumé de son superviseur vient de gagner sa cause
devant le Bureau de révision de Commission de la santé et de la
sécurité du travail.
Dans une décision rendue le 27 février, le Bureau de révision
a reconnu que la travailleuse montréalaise a bel et bien été
victime d'un accident de travail qui a entraîné un arrêt
de travail de six jours. Cette instance a donc infirmé une décision
d'août dernier selon laquelle il s'agirait d'une condition personnelle
et non d'une lésion professionnelle.
L'élément déterminant semble avoir été
le caractère imprévu de l'exposition à la
fumée secondaire dont la travailleuse a été
victime. Elle « connaît sa condition personnelle
d'asthme allergique à la fumée de cigarette »
et « évite généralement les situations
où elle pourrait être mise en contact avec de la
fumée de cigarette. »
Mais dans ce cas, la travailleuse savait pertinemment que son superviseur
ne fumait pas et « ne pouvait prévoir que plusieurs personnes
s'étaient réunies dans son bureau et y avaient fumé avant
qu'elle n'y entre ce jour-là. »
F.T.