(Tiré de Info-tabac no 57, mai 2005)
(Brèves, en page 14 du bulletin imprimé)Conférence f
rancophoneC’est le 18 juin que prendra fin le tarif d’inscription hâtive à la 2e Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac, présentée à Paris du 18 au 21 septembre 2005. Les frais passeront alors de 410 à 490 euros, soit de 650 à 780 $ CAN environ, incluant les réceptions d’ouverture et de clôture, les repas du midi et tous les documents inhérents.
Président de la première conférence du genre, tenue à Montréal en septembre 2002, Louis Gauvin est ravis que la vingtaine de propositions de présentation
québécoises aient toutes été acceptées. Le militantisme québécois se distingue par la variété de ses actions, ce qui a plu au comité scientifique de l’événement. Parmi
les quelque 200 inscrits à date, près de 25 % proviennent d’ailleurs du Québec. Voir : www.cifcot.com
Plus de 1 000 jeunes du primaire ont participé à la journée-spectacle In Vivo qui s’est tenue à Québec le 22 février.
Conçu pour démontrer les dangers reliés à l’usage du tabac sous un angle différent, le Spectacle In Vivo (www.in-vivo.biz) roule sa bosse depuis maintenant 6 ans. En partie financé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, ce projet est un amalgame de théâtre humoristique, de musique et de projections vidéos. Il offre une incursion, d’une cinquantaine de minutes, au cœur du poumon d’une fumeuse, lequel est assailli par une tumeur cancéreuse. Dans cet univers particulier, deux cellules se questionnent sur l’impact de la cigarette sur l’harmonie cellulaire.
En plus d’assister au spectacle, les élèves ont pu signer une pétition pour manifester leur appui au renforcement de la Loi sur le tabac. Celle-ci revendiquait entre autres des cours d’école sans fumée.
L’Association régionale du sport étudiant de Québec et Chaudière-Appalaches (ARSEQCA), qui coordonnait l’événement, a également
présenté « Bloby », son nouveau personnage cosmique qui fera bientôt la promotion des espaces sans fumée.
La feuille de tabac
Lancée par la Commission de la Santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, La feuille de tabac, loin d’être une feuille de chou, servira à combattre le tabagisme dans les communautés autochtones du Québec.
Disponible en anglais et en français, cette revue a été réalisée grâce au soutien de Santé Canada. Même si elle regroupe plusieurs faits percutants, les informations y sont présentées d’une façon amicale et sont entrecoupées de nombreuses illustrations.
On y apprend d’ailleurs la différence entre les plants de tabac sacrés et ceux qui servent à fabriquer les cigarettes manufacturées. Ce n’est donc pas l’usage du tabac traditionnel qui est remis en question, mais plutôt celui des cigarettes.
Dans ces communautés où plus de la moitié des jeunes fument, les programmes provinciaux et fédéraux ne sont pas toujours efficaces. « Il est donc important de développer des outils qui s’adressent directement aux gens et aux intervenants des Premières Nations », indique Isabelle Verret, auteure du document et coordonnatrice technique de la stratégie de lutte au tabagisme à la Commission.
Bingo! C'est sans fumée
La petite communauté autochtone de Listuguj – dans le sud de la péninsule gaspésienne – possède une salle de bingo sans fumée depuis plus d’un an ! Si cette mesure est maintenant bien respectée, il a fallu quelques années à Rosemarie Metallic, la coordonnatrice de la lutte contre le tabagisme de l’endroit, pour l’implanter.
Sur les quelque 3 000 habitants de la localité, environ 10 % jouent au bingo sur une base régulière. « Je savais qu’il y avait de bonnes chances que la province devienne sans fumée, raconte Mme Metallic, et nous avions reçu plusieurs plaintes de personnes qui trouvaient que le bingo était trop enfumé, alors nous avons agi. »
À la suite d’un sondage réalisé auprès de 200 joueurs, 70 % se sont prononcés en faveur d’une interdiction de fumer. « Il faut
dire que la fumée y était tellement dense qu’elle voyageait jusque dans la section non-fumeuse, ajoute l’intervenante. Même si les fumeurs ont eu besoin d’un peu de temps
pour s’ajuster, ils ont maintenant pris l’habitude de sortir à l’extérieur pour fumer. »