info-tabac

(Tiré de Info-tabac no 54, octobre 2004)

(Brèves, en page 14 du bulletin imprimé)
 

Conférence francophone à Paris

La 2e Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac (CIFCOT-2) aura lieu à Paris, du 18 au 21 septembre 2005. Composé d’une quarantaine de membres provenant de pays francophones d’Europe, d’Afrique, de l’Océan Indien, d’Asie et d’Amérique, le comité scientifique de la Conférence a tenu sa première réunion en juillet. La CIFCOT-2 prévoit faire connaître les stratégies de l’industrie, favoriser le contrôle du tabagisme dans le cadre du développement international, et partager les connaissances en matière de prévention, d’aide à l’arrêt et de protection des non-fumeurs.

Le comité scientifique inclut huit Canadiens : Dr Marcel Boulanger, Neil Collishaw, François Damphousse, Louis Gauvin, Dr Johanne Laguë, Heidi Rathjen, Francis Thompson et Dr Fernand Turcotte. La première Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac a eu lieu au Palais des Congrès de Montréal en septembre 2002, sous l’instigation de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac ; elle réunissait plus de 400 participants venus de 24 pays.


Recours collectifs

 

Un avocat de Terre-Neuve, Ches Crosbie, a déposé cet été une requête dans le but d’intenter un recours collectif contre Imperial Tobacco Canada (ITC). Maître Crosbie affirme que le principal manufacturier de cigarettes au pays a trompé ses clients en mettant en marché des cigarettes « douces » et « légères ». La procédure est engagée au nom de tous les Terre-Neuviens et habitants du Labrador, qui croyaient que de telles cigarettes étaient moins nocives. Entrepris en vertu de la Loi sur les pratiques commerciales de Terre-Neuve, le projet de recours vise à récupérer les recettes qu’ITC a obtenues depuis l’arrivée des douces et légères sur le marché (dans les années 1970).

Au Québec, après six ans de démarches juridiques, les dates d’audition sur l’autorisation de deux recours collectifs ont finalement été fixées du 4 au 17 novembre 2004. Au terme de ces deux semaines, le tribunal devra déterminer s’il sera possible de poursuivre les trois principales compagnies canadiennes de tabac. Tandis que le recours dirigé par le Conseil québécois sur le tabac et la santé espère indemniser les victimes du cancer du poumon, du larynx, de la gorge et de l’emphysème causés par la cigarette, celui des avocats Trudel & Johnston souhaite que les personnes devenues dépendantes de la nicotine puissent obtenir compensation monétaire.


Fin des indemnités pour les cigarettiers

 

Tel que signalé en juillet par le quotidien montréalais Le Devoir, le gouvernement du Québec ne paiera plus les compagnies de tabac pour les taxes qu’elles doivent percevoir. Contrairement à la majorité des commerçants qui ont toujours perçu leur taxation sans recevoir la moindre compensation de la part de l’État, les compagnies de cigarettes avaient droit à ce privilège.

Grâce à une disposition particulière adoptée il y a un demi-siècle, les cigarettiers bénéficiaient d’un traitement de faveur qui leur donnait environ 2 % du premier million de dollars de taxes et 0,1 % de l’excédent. Depuis le 1er juillet, ces entreprises, pour la plupart multimillionnaires, doivent dorénavant percevoir leurs taxes gratuitement.


Défi « J'arrête, j'y gagne ! » 2005

 

Le Défi « J’arrête, j’y gagne ! » sera de retour pour une sixième édition du 1er mars au 11 avril 2005. Depuis son lancement, près de 158 000 fumeurs ont profité du célèbre concours pour tenter de rompre avec le tabac. Aidés d’un parrain non-fumeur, les participants s’engagent à ne pas fumer pendant les six semaines qui suivent le 1er mars. En service tout au long de l’année, le site Internet du Défi (www.defitabac.qc.ca) et la ligne J’arrête (1-888-853-6666) leur offrent un soutien supplémentaire.

Selon les résultats des années précédentes, environ 70 % des personnes inscrites réussissent à s’abstenir de fumer pendant les six semaines réglementaires. Alors que seulement 6 % des fumeurs qui arrêtent seuls et sans aide, sont toujours non-fumeurs au bout d’un an, cinq fois plus de participants du Défi parviennent à le demeurer.

Cette année encore, les familles seront invitées à déclarer leur milieu de vie sans fumée, dans le cadre de l’Objectif famille sans fumée. Ce volet a pour but de créer un environnement favorable aux fumeurs qui tentent d’arrêter, tout en limitant l’exposition des autres membres de la famille à la fumée de tabac ambiante.

Les inscriptions aux activités du Défi se feront à compter du 1er janvier 2005. Plus de détails à venir.