info-tabac

(Tiré de Info-tabac no 48, janvier 2004)

(Brèves, en page 11 du bulletin imprimé)

Des fumoirs ventilés

Alors qu’ils pouvaient jusqu’ici utiliser des pièces non-ventilées comme fumoirs, les lieux de travail du Québec comptant moins de 50 employés devaient, au 17 décembre 2003, respecter les mêmes normes que les grands employeurs. Tous les fumoirs doivent donc désormais être munis d’un système de ventilation adéquat et indépendant, assurant une pression d’air négative à l’intérieur ainsi que l’évacuation de la fumée à l’extérieur du bâtiment. Comme c’est le cas depuis 1999, il est défendu d’utiliser un fumoir à d’autres fins que celle d’y fumer. Au Service de lutte contre le tabagisme, aucune mesure particulière n’a été prise pour rappeler ce renforcement à la loi. En cas d’infraction, on peut formuler une plainte au 1 877 416-8222.


La dépendance au tabac

Publié en Suisse par les Éditions Médecine et Hygiène, le livre La dépendance au tabac (J’ai envie de comprendre…) est très intéressant à lire. Incluant des témoignages de fumeurs, des tableaux et des encadrés instructifs, c’est une véritable mine d’informations que nous présente l’auteure Suzy Soumaille, elle-même journaliste médicale, et son conseiller scientifique Jean-François Etter. Dans un langage accessible au grand public, le volume explique comment se libérer de la cigarette. Les méfaits du tabac sur la santé sont aussi exposés, de même que les thérapies de remplacement de la nicotine. L’ouvrage de 150 pages est distribué par Diffusion et promotion du livre universitaire (DPLU), que l’on peut joindre au 1 888 299-3940. Au Québec, il coûte 36,95 $.


Prisons sans fumée

Le 5 novembre, la fumée a été bannie de toutes les prisons provinciales du Manitoba. Cette interdiction de fumer derrière les barreaux touche autant les détenus et leurs visiteurs, que les employés. Très rigoureuse, cette abolition de la fumée ne s’applique pas seulement aux cellules et aux salles communes mais aussi à l’ensemble du terrain des prisons, incluant l’extérieur. Seuls les maîtres spirituels amérindiens préservent leur droit de faire brûler du tabac lors de cérémonies religieuses.

En Ontario où des restrictions similaires sont en vigueur dans les établissements à sécurité minimale, un homme, William Wilson, condamné à un an de prison pour avoir commis des vols, a demandé de recevoir une sentence deux fois plus longue afin de pouvoir fumer dans une prison fédérale. Bon prince, le juge lui a accordé la peine réclamée, révèle la Presse Canadienne.


Tobacco Control Policy

Tobacco Control Policy : Strategies, Successes and Setback relate l’histoire de six pays – le Brésil, le Bangladesh, le Canada, la Pologne, l’Afrique du Sud et la Thaïlande – qui ont adopté des politiques de réduction du tabagisme. En postface, l’ancienne directrice-générale de l’Organisation mondiale de la santé, Gro Harlem Brundtland, indique que ce livre est « inspirant à lire pour les gens qui élaborent actuellement des lois visant à réduire le tabagisme dans leur pays en prévision de la Convention-cadre ».

Décrivant aussi bien les stratégies utilisées pour contrer l’utilisation du tabac que les réussites et reculs de la lutte antitabac, ce volume de 208 pages a été coédité par la Banque Mondiale et par Recherche pour la lutte mondiale contre le tabac. Il a été rédigé sous la direction de Joy de Beyer et Linda Waverly Brigden. Seulement disponible en anglais, on peut le commander en lançant une recherche par titre au http://publications.worldbank.org.


Cannabis Québec

Alors que le tabagisme est en diminution constante au Québec, le cannabis, lui, se fume malheureusement de plus en plus. Pourtant, « la fumée de cannabis est au moins aussi nocive que celle du tabac et elle renferme des composés chimiques similaires », explique le Dr André Gervais, médecin-conseil à la Direction de la santé publique de Montréal.

Bien qu’il soit illégal de posséder ou consommer cette drogue à des fins autres que médicales (requérant une prescription), Info-tabac a récemment fait la découverte d’un insolite magazine qui en fait ouvertement la promotion.

Publiée depuis un an, la revue Cannabis Québec prétend ne pas vouloir encourager la consommation de drogues, même si elle décrit, entre autres, comment cultiver du cannabis. Tout en couleurs, elle compte une centaine de pages et la majorité de ses annonceurs vendent (sans restrictions) des accessoires utilisés par les fumeurs de « pot ». D’ailleurs, le directeur de la publication, Alain Berthiaume, est actuellement incarcéré pour trafic de stupéfiants. Plus de détails sur cette revue au cannabisquebec.com.