(Tiré de Info-tabac no 47, novembre 2003)
(Brèves, en page 12 du bulletin imprimé)
CSST et fumée secondaire
La Commission de la santé et de la
sécurité au travail (CSST) du Québec a rendu une décision qui pourrait être
lourde de conséquences pour les établissements qui ne protègent pas leurs
salariés de la fumée secondaire.
Incommodée par la fumée de cigarettes à laquelle elle était exposée tous les
jours en effectuant l’entretien d’un fumoir situé au département de psychiatrie,
une employée de l’hôpital Saint-Sacrement de Québec a décidé de porter plainte
contre son employeur devant la CSST.
Le 18 juin, la CSST a sommé l’hôpital de d’équiper le fumoir d’une ventilation
mécanique adéquate. L’hôpital, qui disposait de 60 jours pour se conformer, a
plutôt choisi de contester la décision de la CSST devant la Commission des
lésions professionnelles. L’audition devrait avoir lieu le 21 novembre, si
aucune conciliation n’est acceptée d’ici là. Suite à la plainte, le fumoir en
question est dorénavant nettoyé en dehors de ses heures d’ouverture.
Défi « J’arrête, j’y gagne ! »
Le Défi « J’arrête, j’y gagne ! » sera de retour, pour une cinquième édition, de
janvier à avril 2004. Comme chaque année, les fumeurs qui souhaitent relever le
défi devront s’abstenir pendant les six semaines suivant le 1er mars, à l’aide
d’un parrain ou d’une marraine qui les épaulera pendant leur sevrage. Du 1er
janvier au 29 février, ils pourront s’inscrire en remplissant un bulletin
disponible dans leurs hebdomadaires régionaux, de même que dans les directions
de santé publique, CLSC, Centres d’abandon du tabagisme ou Internet
(www.defitabac. qc.ca). Les personnes cessant de fumer à compter du 1er janvier
2004 sont éligibles.
Cette campagne est présentée par le groupe Acti-menu, présidé par le Dr Louis
Gagnon. Quant à l’autre co-fondateur de cet organisme, le Dr Gilles Pineau, il
l’a quitté récemment pour se consacrer à d’autres occupations.
Colloque féminin annulé
Le colloque international sur le tabagisme féminin, qui était prévu à Québec en
novembre 2004, a finalement été annulé en raison d’un important manque de
financement. L’événement qui devait, à prime abord, être soutenu par des appuis
privés et gouvernementaux accusait un manque à gagner d’environ 75 % de son
financement total, et ce, un an à peine avant sa tenue.
Casinos québécois
Alors que les maisons de jeux ont longtemps été synonymes de lieux enfumés, les
trois casinos québécois (Montréal, Charlevoix et Gatineau) ont mis fin à cette
mode, en juillet dernier, en interdisant de « boucaner » dans les aires de jeux,
les bars et les restaurants. Des fumoirs munis d’une ventilation indépendante
ont été aménagés à l’attention des adeptes de la nicotine. À deux reprises,
Info-tabac a pu constater que nouvelle politique est admirablement respectée au
Casino de Montréal.