(Tiré de Info-tabac no 45, juin 2003)
(Brèves, en page 12 du bulletin imprimé)
Dunkin ne lâche pas
La transformation des 123 Dunkin’ Donuts québécois en lieux sans fumée progresse bien. Selon la directrice du marketing de la chaîne pour l’Est du Canada, Roxanne Benfason, la plupart des franchisés récalcitrants sont entrés dans le rang, plusieurs d’entre eux étant même aujourd’hui enchantés des nouvelles mesures. Leurs locaux sont plus propres, leurs clientèles plus familiales et leurs chiffres d’affaires plus élevés, rapporte-t-elle. Rappelons que depuis le 1er janvier, la direction de la chaîne oblige ses franchisés à bannir l’usage du tabac ou à aménager (à leurs frais) des salons fumeurs vitrés et ventilés. Avec plus de 5 000 succursales, Dunkin’ Donuts est la plus importante chaîne du genre au monde, servant 4,4 millions de beignes et 1,8 million de cafés par jour. De son côté, sa compagnie sœur Baskin-Robbins dispose de 4 600 comptoirs de crème glacée, dont une trentaine au Québec qui sont tous sans fumée, précise Mme Benfason.
Heather Crowe honorée
À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai, l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) a décerné 33 récompenses à des personnalités ou
organismes s’étant distingués en faveur de la réduction du tabagisme. Parmi la
brochette d’éminents médecins et autres sommités honorés, se trouve une serveuse
de restaurant, la Canadienne Heather Crowe, une non-fumeuse qui, atteinte d’un
cancer du poumon, consacre les derniers mois de sa vie à revendiquer des lieux
de travail sans fumée. Mme Crowe fut au centre d’une campagne médiatique de
Santé Canada contre la fumée de tabac ambiante. La militante a aussi rencontré
des maires et des ministres du travail pour leur dire qu’elle souhaitait être la
dernière personne à mourir à cause de son emploi dans des lieux enfumés. « Son
histoire et son combat ont procuré un visage réel à l’impact de l’exposition à
la fumée des autres, loin de ce qu’on peut voir dans les films », indique l’OMS.
Pour les Amériques, les cinq autres récipiendaires sont les docteurs Eduardo
Bianco d’Uruguay, Graciela Gammarra du Paraguay, Eva Lewis Fuller de Jamaïque,
Reina Roa du Panama et Stanton Glantz des États-Unis.
Nouveau site de l'Institut
L’Institut national de santé publique du Québec a dévoilé, fin mai, son nouveau site Web remanié, toujours à l’adresse www.inspq. qc.ca. Financé par le ministère de la Santé, l’Institut est né en 1998 d’une volonté d’améliorer la coordination, le développement et la mise à profit de l’expertise de santé publique au Québec. Sa mission s’articule autour de quatre dimensions : l’information, la formation, la recherche et la coopération internationale. Le Laboratoire de santé publique du Québec et le Laboratoire de toxicologie humaine font maintenant partie de l’Institut. Agente d’information et Webmestre de l’INSPQ, Chantal Pelletier est fière du site métamorphosé. « Le nouveau site a été conçu en fonction de l’utilisateur, dit-elle. Son architecture est claire et la navigation est simple, en dépit du fait qu’il contienne énormément d’informations. »
L’Institut se distingue notamment par son congrès d’automne, les Journées
annuelles de santé publique. Elles sont de retour à Montréal, du 1er au 4
décembre 2003, à l’hôtel Le Reine Élizabeth.