info-tabac

(Tiré de Info-tabac no 45, juin 2003)

(Brèves, en page 10 du bulletin imprimé)

Des gangs très allumées

En 2002-2003 au Québec, plus de 250 projets antitabac furent présentés par des adolescents de 12 à 18 ans dans le cadre de la Gang allumée pour une vie sans fumée, une initiative du Conseil québécois sur le tabac et la santé soutenue par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Comme l’année précédente, cette campagne a connu son moment fort lors d’une émission spéciale de deux heures à Musique Plus, le 12 avril, alors que le projet gagnant de chacune des 16 régions québécoises était l’objet d’un reportage. Cinq animateurs de la station avaient auparavant parcouru la province, à la rencontre d’un public enthousiaste dans des écoles et des maisons de jeunes. « L’appui de Musique Plus, avec l’implication de ses animateurs, fait la démonstration d’un changement de norme sociale. C’est maintenant à la mode de parler d’une vie sans tabac », remarque l’agente de communication Michelle Gosselin du CQTS.


Le site www.magang.net résume les grandes lignes de la Gang allumée. Le but du Conseil est simple : d’abord aider les jeunes à comprendre l’ampleur du problème du tabagisme et, surtout, les convaincre que fumer n’apporte que des désavantages. Aussi, on veut encourager les adultes, fumeurs comme non-fumeurs, à exercer auprès des jeunes une influence positive en faveur d’une vie libre de tabac. Deux fois l’an, le CQTS publie un bulletin sur les activités de la Gang allumée, accessible en format PDF à www.cqts.qc.ca/jeunesse. Pour plus de renseignements, communiquez avec André Bourgeois ou Denis Giguère, agents de projet au CQTS, au (514) 948-5317, postes 24 ou 23.

 

 

 

Barb Tarbox décédée


Victime d’un cancer du poumon, l’ex-mannequin Barb Tarbox est décédée le 18 mai en soirée dans un hôpital d’Edmonton, où elle avait été admise fin avril. Âgée de 42 ans, Mme Tarbox avait courageusement effectué une tournée scolaire au Canada anglais pour prévenir les adolescents des dangers du tabagisme. « En dépit de sa maladie, l’énergie qui la caractérisait et sa détermination à parler avec le plus de jeunes possible, m’ont réellement impressionnée, a commenté par voie de communiqué la ministre de la Santé du Canada et députée d’Edmonton West, Anne McLellan. Mme Tarbox a lutté sans ménagement dans le cadre de notre campagne antitabac nationale et nous n’oublierons jamais sa contribution essentielle. »

 

 

 

Déjeuners sans fumée

 

Dans le cadre du Défi « J’arrête, j’y gagne! », la DSP de l’Abitibi-Témiscamingue a innové en encourageant des déjeuners sans fumée. « Nous voulions que les restaurateurs expérimentent le fait d’être totalement sans fumée », commente Muguette Lacerte, répondante régionale du dossier tabagique. Même si seulement deux restaurants ont répondu à l’invitation, l’expérience est tout de même concluante puisque cette promotion a fait parler d’elle. « À Amos, dans le restaurant participant, il y avait plus du double de clients qu’à l’habitude, ajoute Mme Lacerte. Nul doute que le projet reviendra l’an prochain ». Il n’est pas facile d’implanter des politiques sans fumée en Abitibi, car cette région affiche la troisième plus haute prévalence au Québec. Seules des chaînes comme McDonald’s, Subway et Tim Horton possèdent des succursales sans fumée. « Plusieurs restaurateurs indépendants nous disent qu’il serait beaucoup plus facile d’être sans fumée si une loi les obligeait tous à le devenir, souligne Mme Lacerte. Ceux qui souhaiteraient que leur établissement soit totalement non-fumeur n’osent pas s’aventurer, de peur que leurs fumeurs aillent vers la concurrence ».

 

 

 

Beauté meurtrière

 

La Direction de la santé publique (DSP) des Laurentides s’est inspirée du concept de la campagne antitabac luxembourgeoise Beauty Killer, pour inciter les femmes à rompre avec la cigarette. Reprise sous le nom de Beauté meurtrière, l’affiche utilisée montre le visage d’une femme s’appliquant un rouge à lèvres à l’apparence d’une cigarette allumée. Plus bas, un slogan avertit : « Le tabac tue la beauté. Et pas que la beauté. » En mentionnant les désavantages physiques du tabagisme, la DSP souhaite conscientiser les femmes au fait que pour rester belle et en bonne santé, mieux vaut cesser de fumer. Des 1 000 affiches et 24 000 cartes postales imprimées, bon nombre furent distribuées de novembre 2002 à janvier 2003, dans des cégeps, pharmacies, cliniques médicales et quelques restaurants. « Très esthétique, cette image d’une femme qui s’applique du rouge à lèvre parle beaucoup d’elle-même », souligne Anne-Marie Bellerose, agente d’information de la DSP des Laurentides, qui met cet outil à la disposition des autres régions du Québec.