(Tiré de Info-tabac no 41, novembre 2002)
(Brèves, en page 12 du bulletin imprimé)25e anniversaire du CQTS
Le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) a célébré sa 25e année d’activités lors d’une réception qui a suivi son assemblée générale du 18 juin dernier, à la maison de la Société canadienne du cancer de Montréal. Le CQTS fut fondé le 15 mars 1976 à l’initiative du pasteur Erwin Morosoli de l’Église Adventiste du 7e jour, lequel est venu exhorter les militants actuels de la lutte antitabac à poursuivre leurs actions.
Pour l’occasion, l’organisme a publié un cahier racontant ses péripéties, dont les quinze premières années se déroulèrent sans employés, soutenu seulement par une poignée de bénévoles provenant surtout d’organismes de santé. Si le CQTS m’était conté, le cahier de 36 pages rédigé par Mario Bujold et Francine Gagnon, évoque entre autres la crise de la contrebande et la bataille contre les commandites ; il peut être posté gratuitement, sur demande au (514) 948-5317.
La réception du 25e anniversaire fut ponctuée d’un discours de Yves Archambault, vaillant fonc
tionnaire antitabac depuis plus de dix ans au ministère de la Santé et des services sociaux, et d’un numéro de variété de Francine Gagnon, imitant avec brio une militante d’origine italienne du troisième âge. Au cours des dernières années, le CQTS s’est signalé, entre autres, par la coordination de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac et de la Gang allumée pour une vie sans fumée. Il cherche aussi à intenter un recours collectif contre l’industrie du tabac, au nom des victimes de cancer et d’emphysème.
Promotion de la ligne J’arrête
Les revenus du CQTS, qui provenaient déjà en grande majorité du gouvernement provincial, doubleront cette année grâce à un appui supplémentaire de 500 000 $ de Québec. Cette subvention servira à renforcer la promotion de la ligne J’arrête, un service téléphonique d’aide à la cessation. Le Conseil a entamé ce nouveau mandat cet été par la diffusion de publicité sur les autobus et par des messages radio qui ont généré moult appels au 1 888 853-6666. Une autre phase de la campagne est en cours cet automne, utilisant davantage les quotidiens et les relations de presse. Le CQTS besogne aussi à la création d’un site Web d’aide à l’arrêt tabagique de manière à joindre surtout les jeunes qui, bien que très branchés, hésitent à recourir au téléphone. Le site sera accessible à l’adresse www.jarrete.qc.ca en janvier 2003.
Interrogé à savoir si ce rôle de mandataire du Ministère, avec des contrats atteignant près d’un million, handicapait la mission de lobby antitabac du CQTS auprès de ce même gouvernement, le directeur général Mario Bujold n’a pas nié le conflit d’intérêt. « C’est une préoccupation, nous en discutons à l’interne à l’occasion, admet-il. Mais nous n’avons pas tellement le choix : sans le soutien du gouvernement, nous ne pourrions pas faire grand chose. Et les activités financées sont efficaces pour la réduction du tabagisme, ce qui rejoint nos objectifs. »
Bar sans fumée
Le 9 octobre, l’Hôtel Le Cantlie Suites de Montréal a ouvert ce que l’on croit être un premier bar sans fumée au Québec. Désirant offrir un environnement impeccable, le directeur de la restauration, Daniel Fortin, a convaincu ses patrons de se distinguer ainsi de la concurrence. « Compte tenu de la majorité grandissante de non-fumeurs, surtout parmi la clientèle aisée, il est un non-sens que tous les bars agissent comme fumoirs publics », explique-t-il, très enthousiaste.
Le Bar Le Mezz, situé au 1110 rue Sherbrooke Ouest, près de Peel, est ouvert de 16h30 à 24h, sept jours par semaine. Le matin, de 7h à 11h, le déjeuner continental y est servi. Monsieur Fortin est intéressé à accueillir toute activité ou conférence de presse portant sur le contrôle du tabac, surtout en ce qui concerne la protection des non-fumeurs. Renseignements au (514) 844-3951.