info-tabac

(Tiré du supplément sur les mises en garde de santé sur les paquets de cigarettes canadiens, Info-tabac no 47, novembre 2003)

Risques additionnels !

Les 16 mises en garde actuelles ne couvrent pas tous les risques découlant du tabagisme. Certains sont plus rares mais tout aussi menaçants.

 

Fumer est la cause évitable la plus fréquente des cancers de la vessie, des reins, de la prostate, du colon et du rectum. Quant à la maladie de Crohn, elle s’attaque volontiers aux intestins des fumeurs, avec son cortège de diarrhée, de saignement et d’opérations répétées.

           

Les fumeurs s’exposent davantage aux ulcères de l’estomac et des intestins et ils en guérissent plus lentement que les non-fumeurs. Les brûlures d’estomac sont plus fréquentes et plus graves chez les adeptes de la nicotine. Fumer fait vieillir la peau prématurément et provoque davantage de rides, en particulier sur le visage. Les femmes qui fument augmentent leur risque de cancer du col de l’utérus, d’ostéoporose et de ménopause précoce.

           

La fumée inhalée diminuera l’efficacité de certains médicaments qui auront parfois des actions imprévisibles. Comme la nicotine rétrécit les vaisseaux sanguins de la peau, l’insuline est absorbée plus lentement par les diabétiques qui doivent se piquer. Cela peut exiger de prendre une dose plus forte. Chez les fumeurs, l’effet diurétique du Lasix sera moins prononcé et le Darvon sera moins efficace pour soulager la douleur. Les bêta-bloquants réussissent moins bien à faire baisser la pression et à réduire le pouls, à cause de l’effet stimulant de la nicotine. Aussi, les fumeurs devront quelquefois prendre de plus fortes doses de certains médicaments pour obtenir le même résultat.

           

« Un des risques le plus méconnu, révèle Garfield Mahood, directeur exécutif de l’Association pour les droits des non-fumeurs, concerne les chirurgies. Il arrive que des médecins hésitent à opérer certains patients parce qu’ils fument. » Par exemple, quand une greffe de cœur pourrait être bénéfique à un patient, plusieurs cardiologues appliquent le slogan suivant : « Pas de cœur pour un fumeur. » Ce n’est pas pour rien qu’on demande souvent aux patients d’arrêter de fumer une ou deux semaines avant d’être opérés, car l’anesthésie générale pourrait entraîner des complications. Après une opération, les fumeurs prennent plus de temps à se rétablir, sont plus sujets aux infections et aux pneumonies.